1er Festival du Film d'Humour de Résistance - 16 et 17 avril 2016-Chalon-sur Saône

L'Humour de Résistance " Quand on n'a que l'Humour..."

 

Ffhr affiche

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« J’ai écrit une opérette, une chose comique, parce que je pense que le rire,

même dans les situations les plus tragiques, est un élément revivifiant.

On peut rire jusqu’à la dernière minute. » 

Germaine Tillion

 

François Morel

 " Je ne sais pas s’il y a un rire, un humour de résistance, mais il y a un rire, un humour  de collabo vers la grossièreté, la connerie la plus commerciale, la plus oublieuse de tout.

Je me sens très éloigné de ceux qui ricanent, se croient plus malins que tout le monde.

Le rire, l’humour, c’est une ouverture poétique sur le monde, c’est simplement essayer de s’en sortir, pour ne pas mourir, ne pas désespérer, partager des choses.

Le rire, l’humour, c’est une humanité."

Francois morel pierre tchernia

 

" Là où il n’y a pas d’humour ", disait Eugène Ionesco," il n’y a pas d’humanité, là où il n’y pas d’humour, il y a le camp de concentration."

 

 

 

Ffhr affiche

 

 
 

1er  FESTIVAL DU FILM D’HUMOUR

DE RESISTANCE ©

“ Quand on n’a que l’Humour pour unique secours…. !”

16 et 17 Avril 2016

Chalon sur Saône

 

en partenariat avec la

Municipalité de Chalon sur Saône

 

 

Voici le programme du 1er " festival de l'Humour de Résistance " organisé par la Maison du Rire et de l'Humour en partenariat avec la municipalité de Chalon-sur Saône, les 16 et 17 avril prochains.

Toutes et tous vous y êtes les bienvenus ! Festival d’Humour de Résistance  

Rire de tout, quel que soit le degré ou le sujet, de façon légère, féroce ou amère, est un acte de résistance. L’humour permet d’exorciser les vieux démons, de combattre les monstres d’aujourd’hui et de supporter les maux au quotidien. L’humour ne se contente pas de nourrir l’âme et l'esprit, il nous régénère par la bonne humeur qu’il suscite et par le rire qu’il provoque.

C’est justement du pire qu'il nous faut rire le plus fort!

 

L’Humour de résistance qui, "comme les essuie-glaces n’empêche pas la pluie, mais permet d’avancer" (Bruno Coppens) est une arme pour nous aider à continuer malgré les obstacles.

 

Au programme :

Une douzaine de films, des spectacles, des rencontres avec des artistes du 7ème art (Jean Pierre Mocky, Benoît Delepine, Dima El-Horr, Nelly Kaplan), une exposition, des ateliers et des animations dans les librairies de la ville.

 

Le Prix d’Humour de Résistance sera décerné à titre posthume à Charles Chaplin pour son œuvre cinématographique et le prix du Livre d’Humour de Résistance à Gérard Mordillat, pour son dernier ouvrage « La brigade du rire ».

« L’humour », a dit l’écrivain Doron Rabinovici, «nous aide à supporter la douleur tout en laissant la douleur continuer à faire son œuvre »

Telle est la grande qualité que possède l'humour, de résistance en particulier qui constitue pour cette raison, en particulier, une formidable et bien avérée arme de reconstruction massive!

 

Voyez le programme en détails par ce lien:

 

http://fr.calameo.com/books/001040215f364ed83a586

 

 

PROGRAMMATION

Samedi 16 et dimanche 17 avril

Channel" Le Bruit des Glaçons" 

 

Comédie dramatique réalisé en 2010 par Bertrand Blier  
Avec Jean Dujardin , Jean Dell , Baptiste Roussillon ... 

Charles Faulque, écrivain célèbre et alcoolique, a la désagréable surprise de recevoir la visite de son cancer dans sa belle villa du Sud de la France. Celui-ci, inquiétant et guilleret, le cheveu mal coiffé, lui annonce sa mort prochaine mais, bon prince, lui laisse le choix

Le bruit des glacons 4La Critique: 

Ce type (Albert Dupontel), on le voit marcher sur la route et, instantanément, on le prend en grippe. Avec sa gueule aussi fatiguée que son costume et son sourire qui grimace - à moins que ce ne soit l'inverse -, il a des airs de porte-poisse. Il ressemble à un de ces messagers de malheur que les Anciens, dans leur sagesse, tuaient après l'avoir entendu débiter ses mauvaises nouvelles... Le voilà qui s'approche de la grille d'une propriété. Il sonne. « Bonjour, dit-il à son interlocuteur, je suis votre cancer. Je pense que ce serait bien qu'on fasse un peu connaissance. » La mort, Bertrand Blier l'a déjà filmée plus d'une fois : belle comme Carole Bouquet dans Buffet froid, hideuse comme Catherine Hiegel dans Les Côtelettes. Mais jamais il n'avait osé saisir, comme ça, à vif, son travail de sape. Ni l'incrédulité épouvantée dans l'oeil de celui qui contemple, soudain, en chair et en os, ce cancer qui le bouffe de l'intérieur...


Un pot de colle, ce mec ! Maintenant qu'il est entré dans la vie de Charles, il ne le lâche plus d'une semelle : impossible de picoler, de bouffer, de baiser - de picoler, surtout ! - sans qu'il soit là à lui rappeler sa fin prochaine. A lui raconter, en ricanant, des histoires à tirer les larmes : ce pauvre type, par exemple, qu'il était chargé d'emmener, mais qui refusait de partir sans avoir senti, une dernière fois, tout contre lui, la douceur, la tiédeur de sa petite fille endormie...
Charles (Jean Dujardin) est écrivain et alcoolique. Alcoolique, sûrement. Ecrivain, c'est moins évident. Depuis des mois, il n'écrit plus, il erre dans sa villa, sans quitter un seul instant son cher seau à glace dans lequel se succèdent, à une vitesse phénoménale, des bouteilles de blanc. Sa femme est partie, bien sûr, son fils est loin. Il vit désormais avec une jolie Russe docile. « Une vie de merde », s'amuse le cancer. Il jubile carrément, l'affreux, en découvrant la facilité de sa tâche : pourquoi ce raté absolu s'accrocherait-il à la vie ?...


Dans Le Bruit des glaçons, on retrouve, évidemment, le goût de Blier pour le mauvais goût. La provoc. Avec lui, il faut rire de tout, et surtout de l'insoutenable. Mais l'on perçoit aussi son amour des paumés, des désolants, des minables, tous ces pauvres types qui hantent son oeuvre, des Valseuses aux Côtelettes. Amour féroce et dénué de pitié. Entre le cancer et sa victime, c'est une lutte à mort qu'il instaure, terrifiante et comique dans sa dérision même. Car, contre toute attente, le match n'est pas gagné d'avance : « Parlez-moi poliment, sinon je vous fais un pancréas », menace même le cancer, exaspéré par cet alcoolo qui lui résiste, insolent et rageur...
Bref, en apparence, du Blier classique, du Blier pur jus. Mais la belle surprise du Bruit des glaçons, c'est l'irruption d'un sentiment que le cinéaste avait souvent cherché, parfois trouvé, sans oser y succomber : la tendresse. C'est chose faite, avec ce beau personnage de femme qu'incarne Anne Alvaro.


Louisa, c'est la bonne. La servante amoureuse. Celle que nul ne voit, mais à qui rien n'échappe. Une silhouette qui n'est qu'amour. Une ombre à la Dostoïevski, extravagante, inébranlable dans sa pureté. A son contact, tous les personnages, même les plus secondaires, les plus fugitifs -- la petite Russe apparemment si superficielle, le médecin de campagne apparemment si sot -, s'éclairent, comme baignés de tendresse.

A son contact, la mise en scène de Bertrand Blier semble s'élargir, s'affiner - à l'image de ce mouvement de caméra qui serpente et s'élève vers la chambre où Louisa et Charles font l'amour. Pour lutter contre ce cancer qui les dévore. Et peut-être vaincre la mort.

Pierre Murat (Télérama)

Le Dictateur "

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Le Dictateur (The Great Dictator en anglais) est un film américain fut  réalisé en 1940 par Charlie Chaplin.

Ce film, conçu avant l'entrée en guerre des États-Unis dans la Seconde Guerre mondiale, fut le plus grand succès commercial de Charlie Chaplin1 et contribua à mobiliser l'opinion publique nord-américaine en faveur des démocraties européennes, à une époque où seule la Grande-Bretagne résistait encore à l'Allemagne nazie. Il est ouvertement inspiré par le régime nazi mis en place par Hitler. Le gouvernement allemand a d'ailleurs protesté officiellement contre sa réalisation et demandé l'abandon de ce projet, que Chaplin a tenu à terminer malgré ces pressions2. Le dictateur incarné par Chaplin est largement inspiré par Hitler, et le personnage de Benzino Napoleoni (interprété par Jack Oakie) est inspiré de Benito Mussolini. Bien que le film ait été réalisé au début de la Seconde Guerre mondiale, celui-ci laisse entendre la possibilité d'une nouvelle guerre en Europe, en même temps qu'il rappelle la brutalité du régime nazi.

Le Dictateur présente le nazisme comme un danger mortel pour les communautés juives d'Europe, pour l'humanité entière et pour la démocratie. Cette première satire a marqué la satire anti-hitlérienne postérieure qui se réfère toujours, plus ou moins directement, au film de Chaplin, de “Jeux dangereux ” d'Ernst Lubitsch en 1942 à “La Vie est belle” de Roberto Benigni en 1973.

 

(Voir ci-après)

 

" Les Temps Modernes"

Les temps modernes

 

Les Temps modernes (Modern Times) est une comédie dramatique américaine de Charlie Chaplin, sortie en 1936. Il s'agit du dernier film muet de son auteur et le dernier qui présente le personnage de Charlot, lequel lutte pour survivre dans le monde industrialisé.

Le film est une satire du travail à la chaîne et un réquisitoire contre le chômage et des conditions de vie d'une grande partie de la population occidentale lors de la Grande Dépression, imposées par les gains d'efficacité exigés par l'industrialisation des temps modernes. Les vedettes du film sont Charlie Chaplin, Paulette Goddard, qui fut pendant quelques années la compagne de l'auteur à la suite du tournage, Henry Bergman, Tiny Sandford et Chester Conklin.

 

 

N.B: Pour info, le film ci-dessous ne figure pas dans la programmation du festival

mais s'incrit dans une veine similaire au film de Chaplin, " Le Dictateur"

 

 

" To Be or not To Be"

To be or not to be

 

"...Caricature d'Hitler, satire du nazisme, Lubitsch en pleine période nazie n'hésite pas à stigmatiser la dictature allemande. Ridiculisant les troupes nazis ainsi que ses représentants, il dénonce avec cette oeuvre engagée la censure et les atrocités de la guerre.
Pourquoi cette référence à Shakespeare ? A côté de la critique politique, se noue un drame amoureux. Joseph Tura joue le rôle d'Hamlet mais à chaque fois qu'il prononce la célèbre réplique "to be or not to be", un homme se lève... Doutant tout d'abord de ses capacités de comédien, il s'aperçoit que ce nom de code cache une intrigue amoureuse dans laquelle sa femme est mêlée."...

 

 

N.B: Nous aurions,  ô combien, aimé programmer  celui-ci, mais pour des questions de droits cela n'a pas été possible!

Bien dommage pour un film qui symbolise parfaitement l'esprit de l'Humour de Résistance 

" La vie est belle"

La vie est belle

 

La vie est belle (La vita è bella ) est une comédie dramatique italienne écrite et réalisée par Roberto Benigni sortie en décembre 1997 en Italie  et en octobre 1998 en France.

En 1938, Guido, jeune homme plein de gaieté, rêve d'ouvrir une librairie, malgré les tracasseries de l'administration fasciste. Il tombe amoureux de Dora, institutrice étouffée par le conformisme familial et l'enlève le jour de ses fiançailles avec un bureaucrate du régime fasciste d'alors. Cinq ans plus tard, Guido et Dora ont un fils : Giosuè. Mais les lois raciales sont entrées en vigueur, et en tant que Juifs, Guido et Giosuè sont déportés vers un camp de concentration allemand réel, mais sans référence précise1. Par amour pour eux, Dora monte de son plein gré dans le train qui les emmène au camp où Guido veut tout faire pour éviter l'horreur à son fils. Il lui fait alors croire que les occupations du camp allemand sont en réalité un jeu dont le but serait de gagner un char d'assaut, un vrai.

La musique choisie contribue beaucoup à cet univers de conte : il existe plusieurs thèmes musicaux dans le film, un principal (le plus fréquent), un lors de scènes d'amour (comme quand Guido se retrouve seul avec Dora) et celui de la mort (comme quand ils sont emmenés au camp).

Roberto Benigni définit lui-même son film comme une fable, un conte philosophique .

 

" Guido a un don rare.

Il est capable de redessiner la vie en plus beau, en plus gai, par la seule force de son imagination.

Guido est un peu magicien, comme il n'est permis de l'être que dans les fables ou dans les films, comme celui-ci, qui se hasardent à défier les lois du réalisme.

Comment allait-il se comporter, ce funambule allègre et généreux, s'il se trouvait confronté à l'horreur indicible des camps nazis ? Il ne fallait pas seulement de l'imagination à Roberto Benigni pour que son héros soit à la hauteur d'un tel défi... A la manière qu'il a, d'emblée, de balader Guido dans l'Italie mussolinienne et provinciale de 1938, on flaire que Benigni s'est octroyé une confortable liberté de manoeuvre.

Le personnage, serveur au Grand Hôtel local, sème une plaisante pagaille, fait tourner en bourrique les bureaucrates fascistes qui croisent sa route. Mais le fascisme, il ne lui viendrait pas à l'idée de le combattre de front. Il se contente de le tourner en dérision à l'occasion. Comme dans cette séquence irrésistible où il s'exhibe, pantin chétif et bancal, devant les enfants des écoles ébahis, pour « illustrer », par l'absurde, le sens de l'expression « pureté de la race ». De gag en gag, le film caracole dans la plus pure tradition du burlesque visuel « à l'ancienne », mâtiné de commedia dell'arte. Guido est le ludion insaisissable, malin, qui n'a pas peur des « méchants », très costauds et très bêtes. L'impertinence lui va bien. En fait, la seule idée fixe de Guido, c'est Dora, sa « princesse », une jeune fille promise à un fade dignitaire du régime. Il est si doué pour le bonheur, il crée de la fantaisie avec une facilité si déconcertante, et y distille tant de poésie légère, qu'elle tombe sous le charme, Dora. Comme dans les contes de fées, le héros enlève sa belle sur son cheval le jour de ses fiançailles, l'épouse, et ils auront un adorable petit garçon, Giosuè. Ce pourrait être une fin, mais au flanc du cheval de Guido une main anonyme avait écrit : « Achtung, cheval juif. » Ce n'était pas qu'une (mauvaise) plaisanterie...

Cinq ans plus tard, l'enfant chemine au côté de son père, sous le regard de sentinelles allemandes, vers un train, des wagons de bois. Et il pose une question toute simple d'enfant : « Où on va ? » Avec cette brusque embardée, La vie est belle bascule dans l'imprévisible. Comme le destin de Guido. Comme l'ambition de Benigni. « Où on va », Guido n'en a pas idée. Mais, projeté dans l'enfer d'un camp de concentration, il ne va pas renoncer comme ça. La fable vire au noir, Benigni y introduit une idée lumineuse sur laquelle « tient » toute la deuxième partie du film : son héros, si doué, du temps que la vie était encore belle, pour « enchanter » l'existence des autres, invente pour son fils, pour lui seul, le jeu de la survie. Un vrai jeu dont les soldats allemands, « les très très méchants qui crient très fort », sont chargés de faire respecter les règles, où on gagne des points si on se cache, si on ne pleure pas, si on ne réclame pas de goûter ; et à 1 000 points on ga- gne un char, un vrai ! Un rayon d'espoir fou au fond de l'horreur.

Mais à la manière de Benigni, cela se traduit par une séquence mémorable, d'une efficacité comique ébouriffante, où passe l'ombre de Chaplin et le souvenir du Dictateur. L'imagination de Guido n'a plus qu'une fonction : aider son fils à tenir. Lui cacher la vérité, le protéger, opposer la force du rêve inlassablement réinventé au cauchemar trop réel des déportés qu'on extermine. Quand il rentre au baraquement après une journée de travail accablant, le père lance au petit garçon que c'était « à mourir de rire ». Il a l'art de travestir l'horreur, de l'adapter, de détourner le mortel danger. Et de continuer à faire rêver un enfant de 5 ans. Mais celui-ci ne fait pas que rêver. Il répète des choses terribles, qu'on lui a dites, par exemple qu'« ils vont fai- re de nous des boutons et du savon », qu'« ils brûlent les gens dans un four ». Qui a bien pu inventer de telles règles ?

Guido joue l'incrédulité pour rassurer Giosuè. Mais il vacille. Devant l'impensable, il n'a qu'une explication : « Ils sont fous !... »

C'est de l'incessante confrontation entre les signes accumulés d'une tragédie en marche (la fumée noire qui sort en permanence d'une cheminée, une montagne de vêtements abandonnés, la « douche » où l'on envoie, paraît-il, enfants et vieillards) et les prodiges d'invention fantaisiste, voire franchement loufoque, déployés par le héros en sursis pour les dissimuler à son enfant que naît la pertinence singulière de ce film, au départ improbable.

Roberto Benigni sait bien que, face à une telle réalité, on ne peut rien contre ce qu'il appelle la « souveraineté de la vérité documentaire ». Alors, il se garde bien de décrire le système concentrationnaire, les gens qui le servent, les rites macabres qui le définissent. La vie est belle ne « traite » pas de l'Holocauste. Benigni ne reconstitue pas un camp d'extermination, il ne met pas en scène d'abominables brutes SS.

Entre l'infilmable et le trop filmé, il prend le seul parti possible : il s'éloigne de tout réalisme et stylise pour ne pas trahir. Ce choix moral autant qu'esthétique est décisif. Le camp où a été déporté Guido n'a jamais existé, ne ressemble à aucun des lieux de mort créés par les nazis. Mais la fable fait un écho irréfutable aux horreurs que nous savons. On ne rit pas dans ce camp. On s'y défend contre l'inéluctable par l'humour, un humour qui finit par se décomposer quand les événements se précipitent. Un baroud d'honneur en quelque sorte. Affaire de dignité, pour Guido...

Dans ce film souvent très drôle, une émotion poignante infuse peu à peu en de courtes scènes où se condense tout le désespoir qui couve : quand Guido se méprend terriblement sur ce médecin allemand qu'il a servi avant-guerre au Grand Hôtel, croyant qu'il va le tirer de là, alors que l'officier a, dans tous les sens du terme, la tête ailleurs... Quand, au moment le plus critique, pour faire sourire son fils, Guido trouve la ressource d'une pitrerie à fendre l'âme... Lorsqu'il n'y a plus de quoi rire du tout et que le mal, soudain, devient d'une évidence à pleurer, on mesure la belle réussite de Benigni. Son habileté à éviter les facilités d'une dramatisation à outrance et de la bonne conscience consensuelle (on regrette d'autant plus qu'au dernier plan il cède aussi soudainement au « sentimentalement correct »...)

La plus grande audace de Benigni aura été, finalement, de faire parler aussi le coeur en des parages historiques où la réflexion est plus nécessaire que jamais. Inventer une histoire d'amour tragi-comique d'un père pour son fils avec la Shoah comme toile de fond, et supposer que Guido joue à plein tube sur un phono la barcarolle des Contes d'Hoffmann, comme un message lancé dans la nuit du camp à sa femme, quelque part, pas loin : où cela pouvait-il mener ? A ceci : un clown a imaginé, le temps d'une fable, tenir en respect la barbarie. Ce n'est pas rien "

Jean-Claude Loiseau (Telerama)

" Qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu? "

Comédie réalisé en 2014 par Philippe de Chauveron  
Avec Christian Clavier , Chantal Lauby , Ary Abittan ...
 

Qu est ce qu on a fait au bon dieu 2

Claude Verneuil et sa femme Marie, un couple de la haute bourgeoisie provinciale, se sont toujours efforcés de faire preuve d'ouverture d'esprit, notamment dans l'éducation de leurs quatre filles. Chrétiens et défendant les valeurs de la famille, certes, mais aussi tolérants et repoussant toute idée de racisme. Mais les choses se compliquent quand les aînées épousent successivement un musulman, un juif et un Chinois. Tous les espoirs du couple de voir l'une de leurs filles se marier à l'église se reportent alors sur la cadette, encore célibataire. Car ils en sont convaincus : elle va rencontrer un bon catholique. Ce qui ne tarde pas à arriver...

Le sujet ? Un couple de bourgeois catholiques vieille France (Christian Clavier, Chantal Lauby) doit composer avec ses gendres. Le premier est arabe, le deuxième juif, le troisième chinois. Quant à leur quatrième fille, elle se prépare à épouser un catho... africain.
Ce voudrait être un hymne à l'ouverture d'esprit, la générosité, la tolérance. Mais la mise en scène est inexistante et le scénario exploite les clichés qu'il prétend dénoncer. Dans cet univers qui veut faire rire — grassement, si possible —, les Chinois sont évidemment ponctuels, les Juifs, avares et les Noirs, paresseux. En apparence, tout le monde en prend pour son grade. En fait, tout le monde trouve son compte dans ce supermarché discount de la vanne communautaire. Et ce portrait d'une France étriquée finit par susciter le malaise. Car, quelles que soient leur origine et leur religion, tous les protagonistes de cette histoire sont discrètement racistes et fiers de l'être, solidaires dans l'exclusion (voir la coalition entre les trois gendres pour évincer le nouveau venu ivoirien). Cynisme destructeur qui trouve son apogée dans le traitement du père de famille africain, présenté comme un bouffon radoteur quand il évoque les maux de la colonisation.

Nicolas Didier (Telerama) 

 

 

  "  DISCOUNT "

Discount 1

 Comédie dramatique réalisé en 2014 par Louis-Julien Petit  
Avec Olivier Barthélémy , Corinne Masiero , Pascal Demolon ...  
Date de sortie : 21 janvier 2015  

 

 

SYNOPSIS

Christiane, Gilles, Alfred, Emma, Momo et Hervé travaillent dans un hard discount. Ils voient leur monde s'effondrer quand leur chef Sofia Benhaoui leur annonce que leur poste va être supprimé. Ils vont être remplacés par des caisses automatiques. Pas question de se laisser faire. Ils décident de dérober des marchandises sur le point d'être périmées pour les revendre à prix cassés auprès de personnes aux revenus modestes. C'est un succès. Ils récoltent plus de 10 000 euros. Mais quelqu'un a dû parler car la direction a vent de leur magasin éphémère. Gilles a un dernier plan pour que tout le monde s'en sorte...

 

 

" Ils s'appellent Christiane, Gilles, Emma, Alfred et Momo et sont caissiers dans un supermarché hard discount du Nord-Pas-de-Calais. Corvéables à merci, sous-payés, chronométrés jusque dans leur pause pipi, ils doivent tout de même garder « la banane », comme les y engage une affiche ridicule destinée au personnel. Des raisons de sourire, ils en ont, c'est sûr : avec l'arrivée de caisses automatiques, ils sont menacés de licenciement... Ils décident de réagir : ils créent clandestinement un « discount alternatif »...

Une vraie comédie sociale française à la Ken Loach !

Chaleureuse, populaire, entre énergie du désespoir et humour de résistance, à la manière de Raining Stones et son ­réconfortant système D contre la misère ordinaire. Pour son premier film, Louis-Julien ­Petit saisit, avec une mise en scène dynamique, la fraternité du prolétariat, la solidarité au quotidien, sans jamais tomber ni dans le misérabilisme, ni dans l'angélisme. A travers ces dindons de la farce économique qui se transforment en Robins des bois anti-gaspi indociles et tenaces, c'est bien la France d'aujourd'hui que raconte le jeune réalisateur : celle du ras-le-bol du surendettement, de la précarité de l'emploi ou du ­logement, quand la grande distribution s'engraisse et jette de la nourriture (au moment du film, la loi tant attendue interdisant de jeter les invendus alimentaires n'avait pas encore été votée).

A la fin de ce feel good movie engagé (et interprété par des comédiens formidables !), Christiane la grande gueule a presque la banane. Elle et ses potes ont prouvé que la solidarité n'a pas de date de péremption.

Guillemette Odicino  (Telerama)

 

" Germaine Tillion et le Verfügbar aux enfers "

 

 Verfugbar 2

" Le Verfügbar aux Enfers" est l’un des textes les plus surprenants, et certainement le plus drôle, parmi ceux qui proviennent des camps nazis de la mort. En octobre 1944, déportée depuis un an à Ravensbrück, Germaine Tillion, ethnologue de métier, se lance clandestinement dans l’écriture d’une "opérette-revue".

Son but ? Égayer ses camarades, les faire rire en se moquant d’elles-mêmes et de leurs conditions de (sur)vie. En mettant à distance la souffrance par l’humour, elle les éclaire autrement sur le système qui les écrase, et redonne vie à la seule chose qui puisse leur éviter de sombrer : l’espoir. 


À l’occasion du centième anniversaire de Germaine Tillion, en juin 2007, le Théâtre du Châtelet a représenté pour la première fois ce texte vital et singulier. Entremêlant de nombreux extraits de l’opérette et le récit de six femmes résistantes alors déportées, dont Germaine Tillion, "Le Verfügbar aux Enfers" raconte comment, dans un camp où la mort était omniprésente, on a résisté et survécu par le rire, la musique et le verbe.

Pour plus d'infos, cliquez sur ces lien: 

 

 

Le réalisateur, David Unger a réalisé en 2009 un magifique et remarquable documentaire remarquable, "un hommage subtil au courage et à la clairvoyance de cette femme d'exception" (Télérama), superbe témoignage d'espoir, plein de sobriété et d'esprit de résistance." qui sera projeté lors de ce festivall en sa présence.

 

Voyez ce lien: http://cineteve.com/documentaire/germaine-tillion-a-ravensbruck

 

 

 

 N.B: " Situées en l'espace d'un an, les comédies de la Shoah consacrent donc pour la première fois, de manière évidente et répétèe, l'idée d'une ouverture à la vie en dépit du mal historique.

Le fait que cette nouvelle perception du traumatisme surgisse dans le genre comique ne doit nullement nous surprendre.Dotée d'une visée réconciliatrice, la comédie se présente comme le véhicule narratif idéalpour annoncer une promesse de bonheur et réintroduire, par le biais du RIRE, une certaine forme d'élasticicité dans nos mémoires, c'est à dire une ouverture au présent et à l'avenir".

Sébastien Ferry,

" Les comédies de la Shoah",

in 

" RIRE, MEMOIRE et SHOAH"

Ouvrage coordonné par Andréa Lauterwein

Editions de l'éclat (2009)

Rire memoire et shoah

Quelle place peut occuper le rire dans une oeuvre de création sur la Shoah ?

La transmission de sa mémoire par l humour est-elle envisageable ?

Toute écriture sur le sujet ne peut éluder la mise en garde d Adorno selon laquelle « écrire un poème après Auschwitz est barbare ». Mais un demi-siècle plus tard, l art reprend ses droits pour (re)dire, avec ses propres mots, que « cela ne doit plus jamais arriver ». Et le rire resurgit alors comme « écho de la délivrance du joug du pouvoir ». Il résonne dons les oeuvres de Kertész, Gary, Hilsenrath, Tabori, Becker, Schindel ou Rabinovici, renouant avec une tradition littéraire qui en faisait une arme contre l ignominie ; il s affiche, plus problématique encore, quand le cinéma ou la BD s en mêlent. Un « rire réconcilié », mais traversé par la catastrophe, qu interrogent les chercheurs, écrivains, cinéastes et dessinateurs rassemblés ici.

 

 

 

Chaque jour est une fête "

Chaque jour est une fete

A Beyrouth, trois femmes qui ne se connaissent pas prennent le même car pour se rendre à la prison des hommes, dans l'arrière-pays. Deux rejoignent docilement leurs maris, la troisième, écoeurée par le sien, veut juste qu'il signe des papiers de divorce. C'est le début d'une traversée du désert, au propre comme au figuré...

Pour son premier long métrage, la Libanaise Dima El-Horr joue de la profondeur de champ pour créer un climat à la fois cocasse et angoissant. Elle cadre étrangement, étonnamment ses trois héroïnes et - c'est plutôt rare - réussit ses séquences oniriques (corps dans leurs linceuls que tire une barque)... Par moments, le road-movie évoque Almodóvar.

Ces femmes au bord de l'évanouissement marchent, talons hauts, en plein soleil, traversant les épreuves et les villages en exode, comme résignées au danger. Et elles marchent pour rien : elles font même l'expérience amère qu'au Liban, même si l'on essaye d'avancer, on revient toujours à son point de départ..

Pour le scénario de " CHAQUE JOUR EST UNE FÊTE", réalisé en la réalisatrice Dima El-Horr a co-écrit le scénario du film avec Rabih Mroué, un metteur en scène de théâtre libanais, pour la troisième fois de sa carrière.

La cinéaste explique son intention : "Trois femmes figées dans un contexte social et politique très tendu, où rien ne bouge, de peur d'une catastrophe imminente. Les différents événements ne révèlent que la rigidité de la situation, les empêchant de réagir, d'évoluer, de se développer. A l'instar des héroïnes de ce film, les libanais n'ont pas les moyens de changer, mais nous savons nous amuser dans un monde où notre vie ne pèse pas lourd. Nous vivons aujourd'hui dans une région dévastée par des guerres perpetuellement renouvelées, incapables de jouer un rôle efficace dans une vie politique défaillante. Nous ne pouvons que faire appel à notre imaginaire comme alternative à un paysage en noir & blanc. Pour nous, le cinéma est une petite lucarne à travers laquelle nous exposons certaine de nos pensées, de nos obessions et de nos craintes. Ces femmes ne sont ni optimistes ni pessimistes, elles attendent simplement un miracle, comme nous...

Mais les miracles existent-ils vraiment ?"

 

" Blague à part "

Blague a part

Le rire résiste-t-il à toute tragédie ?

Si oui, comment ? Vanessa Rousselot, jeune réalisatrice française, a eu l’intuition que le rire ne connaît pas de frontière. Elle sillonne la Palestine en quête de l’humour de son peuple.
Sa démarche est simple : demander, à chaque nouvelle rencontre : "Connaissez-vous une blague palestinienne ?"

La première réponse déroute : "Notre situation tout entière est une blague". Puis les langues se délient, la jovialité prend le dessus, les plaisanteries fusent… Cibles favorites des Palestiniens : les Hébronites, habitants arabes d’Hébron (équivalent des blagues belges en France), et bien sûr les Israéliens.

"Blagues à part" est une traversée émouvante des forces de survie au cœur d’un conflit. On y découvre l’humour d’un peuple, mais aussi sa grande tendresse…

 

Avec la particpation de Plantu, dessinateur et éditorialiste au quotidien Le Monde. 

Vanessa Rousselot, diplômée d’histoire du monde arabe, a passé un an en Cisjordanie pour poursuivre ses études d’arabe. Elle est coauteur et interprète d’un duo humoristique intitulé "Duo des pâquerettes", et auteur de reportages pour la télévision ; Blagues à part est son premier film. Projection suivie d’une rencontre animée par l’écrivain, journaliste et interprète Souâd Belhaddad.

 

 

 

" La fiancée du Pirate" 

La fiancee du pirate

Film de Nelly Kaplan (France, 1969). Scénario : N. Kaplan, Claude Makovski, Jacques Serguine, Michel Fabre. Image : Jean Badal. Musique : Georges Moustaki. 105 mn. Avec Bernadette Lafont : Marie. Georges Géret : Tonton Duvalier. 

 

L'histoire est celle de la vengeance de Marie, une pauvresse orpheline, contre l'hypocrisie et la médiocrité du village de Tellier, une localité lugubre, plongée dans les brumes et la boue de l'hiver.

Le film dénonce dans une veine plus suréaliste que sociale, teintée d'humour noir, la bêtise, la méchanceté et la tartuferie  des bien-pensants. Selon les propres termes de Nelly Kaplan c'est « l'histoire d'une sorcière des temps modernes qui n'est pas brûlée par les inquisiteurs, car c'est elle qui les brûle.

"  Ce film nous raconte la vengeance d’une femme. Marie, fille de romanichelle, débarquée avec sa mère dans un village, est l’objet de toutes les convoitises. La mort de sa mère devient l’occasion pour la communauté de se déchaîner contre la jeune femme. Elle décide de se venger… Un film féministe avant l’heure, bourré de symboles à la Buñuel. Nelly Kaplan passe les mœurs de la communauté villageoise au crible. Nul n’échappe à sa sagacité, ni la propriétaire de la ferme – amoureuse, elle aussi, de Marie –, ni les femmes du village – mesquines et confinées derrière leurs volets, terrifiées à l’idée que le scandale puisse éclater –, ni les notables.

Avec des accents de surréalisme, La Fiancée du pirate fait beaucoup plus que condamner l’ignominie d’une société prête à dévorer les plus faibles. L’apparente libération sexuelle de Marie n’est qu’un instrument pour pulvériser préjugés et non-dits. Une arme contre le conformisme et la mesquinerie. Formidable de mystère et de provocation, Bernadette Lafont tenait là un de ses meilleurs rôles. Que dire des personnages secondaires, sinon que chacun, à sa façon, crucifie à merveille le bourgeois ? "

Marie-Elisabeth Rouchy (Telerama)

 

 

" Louise-Michel "

Louise michel

 

Louise-Michel est une comédie française réalisée par Gustave Kervern et Benoît Delépine, connus également comme coauteurs et acteurs des émissions humoristiques sur le pays fictif du Groland. Tourné en 2007, le film a été diffusé lors du festival du film grolandais en septembre 2008. Sa sortie nationale a eu lieu le 24 décembre 2008.

 

Après Aaltra en 2004 et Avida en 2006, Gustave Kervern et Benoît Delépine montent leur troisième film ensemble. Aussi bien dans Aaltra (road-movie cynique) que dans Avida (fable surréaliste d'anticipation), ils étaient à la fois acteurs et réalisateurs ; pour ce nouveau film, Gustave Kervern figure (très brièvement) dans le casting en tant que capitaine de bateau homosexuel et Benoît Delépine en tant que client d'un bar à hôtesse.

Benoît Poelvoorde (qui avait déjà joué dans Aaltra), Albert Dupontel (qui avait joué dans Avida) et Francis Kuntz (de Groland) donnent la réplique à Yolande Moreau et à Bouli Lanners qui campent les deux rôles principaux.

La scène où Louise et Michel courent dans la rue est un clin d’œil au film " Trainspotting "de Danny Boyle sorti en 1996.

 

 

" Le tandem Delépine-Kervern redresse la barre (à gauche) avec une farce politique à la fois juste par son constat et agréablement disjonctée.

Dans Largo Winch, le patron est assassiné dès le départ ; le but du jeu, c’est que le fiston musclé récupère la fortune familiale. Dans Louise Michel, buter le patron est le seul enjeu.

Le premier film est la version UMP du capitalisme ; le second illustre l’inverse, le point de vue de la gauche ouvrière. Ce n’est donc pas un biopic de la pasionaria révolutionnaire, mais l’illustration de ses idéaux, à la façon zinzin et distanciée de Benoît Delépine et Gustave Kervern. Après le réjouissantAaltra et le plus abscons Avida, bien trop parti dans l’art pour l’art (référence marquée au surréalisme), Louise Michel redonne confiance dans le tandem de cinéastes issus de Canal+, qui s’avèrent tout à fait convaincants en conjuguant un constat sérieux et un regard déjanté.

Constat sérieux : la délocalisation sauvage dont sont victimes les ouvrières d’une usine du Nord, région sinistrée s’il en est. La vision de l’usine complètement vidée de son contenu du jour au lendemain par un patron voyou, scène primitive du film, correspond exactement à une réalité qu’on a pu découvrir dans certains reportages ou documentaires télé. Regard déjanté : le processus d’abattage du patron proprement dit par le fantasque Bouli Lanners (Michel), tueur à la manque acoquiné avec la nunuche Yolande Moreau (Louise), est dans la lignée du burlesque habituel des Grolandais. Moralité, on ne se fait pas de souci pour les réalisateurs. Ils ont trouvé leur voie, entre humour à froid et subversion tous azimuts.

Seule la mise en scène n’est pas toujours à la hauteur de leur verve subtile et raffinée. On ne dit pas que Kervern et Delépine se sont embourgeoisés (ce qui serait un comble dans le contexte), mais ils oublient parfois la sobriété et l’immédiateté de leurs débuts. D’une certaine manière, ils embrassent trop et n’étreignent pas assez. Prenons un exemple : dans la séquence où Michel rend visite à ses parents, il débarque dans un lieu assez insensé, une gigantesque cour circulaire fermée autour de laquelle s’étagent des galeries donnant sur des appartements. Mais ce décor spectaculaire n’a aucune fonction précise dans le récit (ça pourrait aussi bien être une HLM ordinaire). Dans la même séquence, on voit les parents de Michel. Le père est joué par le dessinateur Siné. Hélas, on ne lui a rien demandé d’autre que de montrer sa tronche. Dommage, surtout lorsqu’on connaît le bagou du bougre. C’est le syndrome “guest star” du film (où apparaît aussi, entre autres, Denis Robert). Idem lorsqu’on voit s’effondrer l’immeuble de Louise au moment pile où elle en sort. Ce n’est qu’une image car ce n’est pas mis en perspective. L’effet bœuf tombe à plat.

Cela mis à part, le bilan est globalement positif, le ton hilarant, et le tandem vedette excellentissime dans un registre poétique. En prime, le sujet est synchrone avec l’actualité. 

Louise Michel, c’est Bienvenue chez les Ch’tis avec le couteau entre les dents."

 

Vincent Ostria (Les Inrock's)

 

 " Calomnies "

 

Calommnies

 

Comédie réalisé en 2014 par Jean-Pierre Mocky 

Avec Marius Colucci , Philippe Duquesne , Guy Marchand ... 

Voici un film sur …..la calomnie !

Comment on peut facilement détruire un individu surtout quand c'est financé par des organisations qui touchent de l'argent pour cela.

Xavier Durmont, jeune député intègre nouvellement élu, est chargé par un représentant de la Cour des Comptes d'enquêter sur une affaire suspecte de déchetteries impliquant un ministre. Il devient la cible de calomnies orchestrées par l'agence d'un mystérieux Armand. Mais Xavier Durmont a du tempérament et compte bien faire éclater au grand jour la vérité, quitte à risquer sa vie...

 

 

 

" La Vanité" 

 

 

Comédie dramatique 

réalisée en 2015

par Lionel Baier  

Avec Patrick Lapp , Carmen Maura , Ivan Georgiev ...  

"  La mort est certainement un manque de savoir-vivre

mais ne doit pas pour autant être

un manque de savoir-rire!"

 

Pierre Dac

et

Etienne Moulron

La vanite

David Miller, vieil architecte cynique et désabusé, atteint d’une maladie incurable, veut en finir. Il arrive dans un motel, près de Lausanne, qu'il a conçu autrefois avec sa femme. Il y retrouve Esperanza, une femme de son âge, veuve d’un maçon espagnol, officiant pour une association d'aide au suicide pour les cas incurables. Le duo a besoin d'un témoin pour pratiquer l'opération et jette son dévolu sur Tréplev, le fantasque jeune prostitué de la chambre d’à côté, sans papiers et intéressé par le design. Evidemment, rien ne va se passer comme prévu...

 

http://www.swissinfo.ch/fre/-la-vanit%C3%A9--de-lionel-baier_-nous-avons-le-devoir-de-rire-de-la-mort-/41636802

 

" ....Même plus que le droit, je pense qu’on a le devoir de rire de la mort, parce que comme tous les sujets très sérieux, la meilleure façon d’en parler, c’est d’en parler avec humour. L’humour ce n’est pas manquer de respect pour un sujet, c’est essayer de le regarder de façon plus précise.

J’ai l’impression que la mort, ou le suicide assisté, sont des sujets parfaits pour la comédie, ou pour une forme de comédie. Cela permet de regarder les choses avec plus de distance et du coup, de ne pas être uniquement dans l’émotion..."

 

Lionel Baier,

réalisateur du film

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" Prix Humour de résistance "

décerné en 2012 par la Maison du rire et de l'humour 

 

Pour plus d'infos:

'- http://lephare1.e-monsite.com/pages/le-prix-humour-de-resistance.html

http://lephare1.e-monsite.com/pages/l-humour-de-resistance.html

 

  

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 Belle illustration en vidéo fort bien imaginée

d'un humour de résistance

bio-alimentaire:

 

Voyez plutôt:

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article119219 

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Legloupier 1

Une place  toute particulière sera bien sûr accordée à un tout grand chéri et flibustier ami, qui nous fera, faut-il le dire l'honneur de sa présence, nous voulons bien sûr parler ici, avec grande reconnaissance pour tout ce qu'il appris et apporté en ce joyeux domaine, de Noël Godin, dit le Gloupier, quelque peu connu sous le surnon de " l'Entarteur Belge" , à qui la maison du rire et de l'humour a décerné en 2013, son " Prix Humour de résistance":

 

 

 

 

 

" The Battle of the century "

The battle of the century 1928

 

 

 

 Dans chacune de ces catégories, le public sera appelé à récompenser les meilleurs films qui témoignent au mieux et au plus juste de l’esprit de résistance sinon de désobéissance par l’humour et un jury presse remettra le prix de la presse dans la catégorie documentaire.


 
Il est par ailleurs prévu des avant-premières au programme du festival mais uniquement, bien entendu,  de films qui mériteront le label " Humour de résistance".

 
Nous comptons bien entendu  sur la présence d’un parrain et d’une marraine (Comme Jean-Pierre Mocky, par exemple, lauréat du prix éponyme en 2009 et notre chère Yolande Moreau) lors de ce festival à qui ce parrainage sera proposé ainsi que celle d’acteurs, de réalisateurs, de producteurs, de directeurs de la photographie qui tous contribueront, soyons en sûrs, à rehausser  la qualité de l'événement par leur présence au Festival.

 

Ce festival se fonde et s'inspire sur un thème particulièrement cher à la maison du Rire et de l'Humour:

 " l'HUMOUR de RESISTANCE":

 

Resistez avec brel et einstein 4 

et du prix éponyme qu'elle attribue chaque année:

http://lephare1.e-monsite.com/pages/l-humour-de-resistance.html 

http://lephare1.e-monsite.com/pages/le-prix-humour-de-resistance.html

 

Ce festival sera également l'occasion de procéder à la remise du "10 ème Prix Humour de Résistance " qui sera remis le 16 avril 2016

Prix humour de resistance 2017

                                                                                                                                                   

Ainsi que le " Prix du Livre d'Humour de Résistance":

Prix du livre hr gerard mordillat bis 1

Pour plus d'infos sur ce livre:

http://www.albin-michel.fr/La-Brigade-du-rire-EAN=9782226318084

 

Nous souhaitons également, en totale synergie, organiser en cette occasion et tout au long du festival une exposition sur ce même thème réunissant des témoignages nombreux et expressions diverses tout comme nous prévoyons également l'organisation d'une conférence-débat sur ce même sujet que j'ai le plaisir de partager ici et là s'intitulant:

 

 

" Quand on n'a que l'Humour...pour unique secours!"

 

 Conference 6

 

          Conference 5bis

 

Conférence que j'ai eu la joie récente de donner à la bibliothèque d'Autun:

 

     Conference autun

 

Conference bibliotheque autun

 

Etienne saumur

Etienne Moulron

Fondateur de la Maison du Rire et de l'Humour,

et

auteur du livre:

" L'Humour Attitude ,

Petit Traité de Savoir-Rire en attendant la Mort"

Petit traite

http://lephare1.e-monsite.com/pages/l-humour-attitude-petit-traite-de-savoir-rire-en-attendant-la-mort.html

 

 

Pour toutes infos:

Etienne Moulron

emoulron@gmail.com

06.75.48.31.86 

 

Musee humour einstein1

 

http://lephare1.e-monsite.com/pages/un-musee-une-maison-de-l-umour-et-des-z-arts-z-umoureux-et-pourquoi-pas-tant-que-l-on-y-est-l-inscrire-au-patrimoine.html

 

Nombre de musees en france

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